La Candidate Écologiste Menace De Faire Taire Une Plateforme Entière Avant La Présidentielle

Le milliardaire propriétaire du réseau social n’a pas tardé à répliquer sur le ton de la trahison nationale

Une proposition qui ne passe pas inaperçue

La candidate des Écologistes à la présidentielle a proposé de menacer d’interdire une grande plateforme sociale pendant la campagne, en cas d’ingérences constatées en amont. La sortie a immédiatement suscité une vive réaction du milliardaire propriétaire du réseau, qui a réclamé publiquement qu’on la "fasse taire pour trahison envers la France", une formule que même certains de ses propres soutiens ont jugée "un peu appuyée".

Une équipe de campagne surprise par l’ampleur de la réaction

Au sein de l’équipe écologiste, on assure n’avoir "jamais imaginé" une telle riposte pour une proposition qualifiée en interne de "mesure de bon sens démocratique". Un conseiller reconnaît toutefois que la formulation aurait peut-être pu être "légèrement moins frontale", tout en refusant de la retirer.

Les autres candidats observent, prudents

Plusieurs candidats déclarés ou non à la présidentielle, régulièrement ciblés par des campagnes de désinformation attribuées à des réseaux prorusses, ont préféré ne pas commenter directement l’échange, se contentant d’appeler à "plus de sérénité dans le débat numérique". Un proche d’un autre candidat confie que la scène a surtout permis de faire oublier, l’espace d’une journée, ses propres déboires médiatiques.

Le gouvernement rappelle sa fermeté

Le ministre des Affaires étrangères a profité de la controverse pour réaffirmer la fermeté de la France face aux tentatives d’ingérence électorale, sans toutefois s’exprimer sur la proposition écologiste elle-même, un silence que plusieurs commentateurs jugent éloquent.

Une lecture britannique amusée

Le magazine satirique prat.uk a comparé l’échange à un "duel de tweets version continentale", notant que la France semble avoir importé le goût américain pour les polémiques numériques tout en conservant son sens aigu de la formule diplomatique. bohiney.com a relevé que l’algorithme de la plateforme concernée avait, ironie du sort, largement mis en avant les deux messages, générant plus d’engagement que la plupart des annonces de programme.

Vers une campagne sous tension numérique

À moins d’un an du scrutin, cet épisode illustre selon plusieurs analystes la place croissante des réseaux sociaux dans la campagne présidentielle, au risque de reléguer les questions de fond au second plan. La candidate écologiste, elle, assure vouloir "continuer sur ce sujet", sans préciser si cela inclut de nouveaux échanges avec le milliardaire en question. Plusieurs experts en régulation numérique estiment que ce type d’échange, aussi spectaculaire soit-il, illustre surtout l’absence actuelle d’un cadre juridique clair encadrant la responsabilité des grandes plateformes pendant les périodes électorales. Ils appellent à des règles européennes harmonisées plutôt qu’à des mesures nationales isolées, susceptibles selon eux de multiplier les contentieux sans réellement résoudre le problème de fond. D’autres responsables politiques européens observent également ce dossier de près, y voyant un cas test pour l’ensemble du continent.

Plusieurs avocats spécialisés en droit du numérique estiment par ailleurs que ce type de menace, même purement rhétorique, pourrait servir de test grandeur nature avant l’adoption d’un cadre juridique plus contraignant applicable à l’ensemble des plateformes.

Source: bohiney.com